Une deuxième grossesse vécue autrement que la première

Souvenez-vous de ce que vous avez ressenti en découvrant le résultat positif de votre test de grossesse. Du bonheur certes, mais aussi la peur de ne pas être à la hauteur?

Je vous rassure, cette crainte disparaît au deuxième test positif. Après tout, vous avez bien réussi une première fois. Les nuits sans sommeil, l'allaitement, le changement des couches... C'est devenu une routine. Et croyez-moi, c'est tout bénéfice pour le prochain. La joie d'attendre un enfant reste intacte.

Avant de tomber enceinte pour la deuxième fois, je m'étais dit qu'il fallait que je profite pleinement de cette grossesse. Je partais du principe qu'elle serait la dernière. Je m'étais même acheté un journal de bord, que je n'ai jamais touché. J'ai eu de très fortes nausées et bien d'autres désagréments. Chaque journée qui se terminait faisait ainsi l'effet d'une petite victoire. Je me rapprochais de plus en plus de mon but: tenir mon enfant à peine né dans mes bras.

Si l'on regarde du bon côté des choses, la deuxième grossesse est passée très vite. Entre le travail et mon premier enfant, j'ai presque oublié qu'un petit être grandissait dans mon ventre. Si mon appli ne me l'avait pas rappelé, j'aurais manqué à coup sûr le suivi du calendrier de ma grossesse. Au lieu de trépigner d'impatience en pensant au rendez-vous de la prochaine échographie, je pouvais à peine croire qu'un mois s'était déjà écoulé.

Bien évidemment, ma fille se fichait totalement que sa mère soit enceinte. Impossible d'envisager une sieste, comme j'en avais pris l'habitude pendant le dernier trimestre de ma première grossesse. Sauf bien sûr lorsque ma petite voulait bien faire la sienne au lit et non dans la poussette. Manger sainement? On oublie. Maman finit par manger ce que son tout-petit lui laisse. Faire du yoga pendant la grossesse? D'accord, mais quand? Ménager son plancher pelvien? Un enfant de 18 mois veut qu'on le porte, que vous ressembliez ou non à une baleine.

Mais certaines choses ne changent pas, comme l'inquiétude permanente que quelque chose puisse arriver au fœtus. J'ai passé les trois premiers mois sur le qui-vive, effrayée à l'idée que le bébé ne se développe pas normalement. Les deux mois qui ont suivi, j'ai attendu avec angoisse la prochaine échographie obstétricale. 

Mais la joie ressentie au moment de tenir notre fils pour la première fois dans les bras était quant à elle intacte. Chaque naissance, chaque enfant est un petit miracle. Que ce soit le premier, le deuxième ou le cinquième.

Deborah, blogueuse Hello Family

Publicité